mon premier article!

Je suis à Abidjan, en escale, en route pour Niamey. Voilà longtemps que l’envie d’écrire me démange, mais où, quand, comment. Le temps file, nous sommes sans cesse happés par le tourbillon de la vie moderne.. mais voilà qu’aujourd’hui au hasard d’une émission radio (merci l’atelier des medias de RFI) je me rends compte que le blog doit être la meilleure solution pour moi. Et cela ne doit pas être si compliqué d’en créer un? aussitôt dit, aussitôt fait! hop, j’empoigne mon laptop (rose, car je suis une filleemoticone) et je clique sur le premier site qui offre la création rapide d’un blog, et me voilà! je suis toute émoustillée. Le premier article, c’est facile, il suffit de l’intituler « premier article »… on verra bien si je tiendrai sur la durée, mais ce ne sont pas les sujets qui manquent, j’ai tant de choses à dire… Je suis ce qu’on appelle une « révoltée »,  une « passionnée » et souvent je m’enflamme.  J’ai un avis sur tout. Souvent j’entends dire, Elisabeth, tu devrais écrire. Et bien voilà, c’est chose faite, je vais dorénavant partager avec le reste du monde mes révoltes, états d’âmes, commentaires, et observations psycho-culturo-sociologiques. Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, j’étais à un dîner mondain, assise à côté d’un expatrié (français) et nous devisions sur des sujets divers, et la conversation glisse sur la gastronomie, la cuisine, et je fais remarquer que les expatriés s’intéressent rarement aux plats locaux lorsqu’ils sont en Afrique; et il me répond: mais madame, existe t-il même une cuisine nigérienne? je suis restée coite car estomaquée sur le moment, mais passé le premier moment d’ahurissement, je lui ai répondu: monsieur, vous vous rendez-compte j’espère que le simple fait de poser cette question est condescendant? Ce monsieur pense certainement que les nigériens ont découvert la cuisine et la nourriture après l’arrivée des colons, je ne vois pas d’autre explication à son commentaire. Mais, cela a également suscité chez moi un sursaut de fierté et d’orgueil. Je vais m’atteler à compiler toutes les recettes qui on régalé mon enfance et battre le rappel de mes tantes, grand-mères, cousines, pour qu’elles livrent tous leurs petits secrets gastronomiques, et que nous valorisions notre cuisine, publions nos recettes, ouvrons de véritables restaurants, il n’y a pas de raison que tout le monde connaisse le « tchep bou djen » et pas le « two tchinkafa ». Nous avons une cuisine riche et créative, il est temps de la mettre en valeur et d’en faire un instrument de croissance et de développement culturel et économique! Chers lecteurs, il est temps pour moi de prendre mon avion. Suite au prochain épisode, je vous parlerai du match burka contre mini-jupe….

Laisser un commentaire